Le maar d’Echamps est un vaste plateau issu du refroidissement d’un lac de lave. Une carrière en activité située à Molines constitue une belle coupe dans les dépôts de maar.

Datant du quaternaire, le volcan d’Echamps est l’un des rares témoins du volcanisme récent dans la région du Mézenc, la majorité des autres volcans datant d’une période plus ancienne. Si les volcans d’époque similaire sont généralement des appareils à caractère uniquement phréato-magmatique (qui se caractérise par la rencontre de la lave avec de l’eau) tels que Issarlès, Saint Front et Chaudeyrolles, celui d’Echamps a vu se succéder une phase phréato-magmatique puis une phase strombolienne (comme le Ray Pic et la Vestide du Pal). Un vaste maar d’environ deux kilomètres de diamètre s’est créé lors de l’explosion du volcan, atteignant près de 200m de profondeur.

Les projections phréato-magmatiques sont bien visibles à la carrière d’extraction de Molines. De nombreuses bombes en choux fleurs ainsi que de nombreux fragments de péridotites y sont également bien visibles.
Après une période d’accalmie, l’eau ayant été évacuée, deux petits volcans stromboliens se sont mis en place : un coté sud-est domine la carrière de Molines et l’autre est situé côté ouest du maar (contre le suc du Pradoux proche du Ginestoux). Outre des projections de type strombolien, les deux semblent avoir produit des coulées : ce sont ces deux coulées de basalte qui ont comblé le cratère de maar. Celui-ci s’est rempli jusqu’à déborder sous forme d’une coulée en direction de la vallée de l’Azette. Des restes de cette coulée prismée sont visibles jusqu’à Chanéac.

L’ancien lac de lave forme aujourd’hui un plateau qui récupère les eaux de pluie et permet la formation de sources, dont la source de Molines. De débit assez important, ces sources sont filtrées par les résidus volcaniques.

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