Les forêts du Parc

Les forêts couvrent soixante pourcents de la surface du Parc, en faisant l’un des plus boisé de France.

Variées on les retrouve à toutes les altitudes. Issues de différentes histoires, ces milieux naturels participent aujourd’hui à la richesse de la biodiversité locale, notamment les vieilles forêts.Le châtaignier constitue l’essence la plus rependue.

Appartenant à de nombreux propriétaires, la valorisation de ses ressources constitue un défi permanent.

Les milles visages de la forêt

On rencontre des espaces forestiers dans presque tous les contextes écologiques du territoire. Forêts « sèches » et « humides » s’observent sur les cinq étages de végétation du territoire.

Des forêts sèches

En dessus de 1400 m, on peut retrouver des forêts « subalpines » à hêtre et sapin. Ces forêts particulières sont rares et présentent un grand intérêt patrimonial.

Forêts montagnardes du Tanargue

Entre 1000 et 1400 m, apparaissent les hêtraies-sapinières «montagnardes». Pins sylvestres, épicéas sont aussi présents.

Hêtraie

Entre 800 et 1000 m d’altitude, se rencontre la chênaie sessiliflore-hêtraie collinéenne. Châtaigniers, pins sylvestres et douglas constituent d’autres essences fréquentes de cet étage.

Forêts collinéenne des Boutières

Entre 600 et environ 800 m d’altitude, se développent les chênaies sessiliflores « collinéennes ». Elles se caractérisent par l’absence d’espèces méditerranéennes ou montagnardes.

Forêts de Pins Laricio et châtaignier

Entre 400 et 600 m d’altitude, on retrouve les chênaies pubescentes « supramediterrnanéennes », Buis, châtaigniers, pins maritimes, noirs et laricios et chênes verts sont aussi présents.

Pin de Salzmann de Malbosc

De 200 à 400 m, se reconnaissent les chênaies vertes typiques de l’étage mésoméditerranéen. Le massif de pin maritime constitue le principal peuplement de cet étage.

Forêts de chêne vert de la vallée de la Thine

Des forêts humides

Aulnaies marécageuses et sapinières à sphaignes

On distingue les frênaies typiques des terrasses alluviales et des bas de versants, des aulnaies-frênaies à proximité de ruisseaux et de sources.

A l’étage méditerranéen, on pourra trouver des aulnaies-frênaie alluviales à Osmonde royale, ou des frênaies à Frêne à feuilles étroites.

A l’étage montagnard supérieur, le frêne laisse place aux hêtres et aux sapins.

Plus ponctuellement, on retrouvera des aulnaies marécageuses et des sapinières à sphaignes sur des sols détrempés.

Petite histoire de la forêt

Une histoire mouvementée

À la révolution française, le taux de boisement était de quinze pourcents. Les forêts étaient cantonnées à quelques zones difficiles d’accès et aux sols les plus pauvres Seuls trois domaines monastiques constitués des massifs d’envergure : Les Chambons (commune de Borne), Mazan-L’Abbaye et Bonnefoy (commune du Béage).

Ces peuplements situés en zone de montagne étaient renommés au XVII siècle. L’inspecteur royal indiqué que ces massifs « pouvaient fournir les plus beaux sapins qui fussent non seulement dans tous les pays du Languedoc, mais même dans les basses et hautes Pyrénées ». A l’inverse, il mentionne aussi que le bois était mal coupé, que les troupeaux pâturent et abroutissent les pousses et freinent la régénération de la forêt, que des défrichements sont mal conduits…

Dès le XIVe siècle et jusqu’à la deuxième guerre se pratique aussi la fabrication de charbon de bois à partir des taillis de hêtre. Nombreuses restent les traces de cette activité en forêt.

La fin du XIX siècle marque la reconquête de la forêt. Le pin maritime fut tout d’abord introduit dans le Piémont Cévenole pour approvisionner les mines d’Alès. Il y eu aussi des campagnes de plantations dans le cadre de la politique nationale de Restauration des Terrains en Montagne, consécutive aux inondations catastrophiques du milieu du XIX siècle, 10 000 ha environ furent plantés dans les vallées.

Au début du XX siècle, c’est aussi l’exploitation des tanins de châtaigniers. Un quart des vergers furent exploités, certains regreffés, d’autre convertis en taillis.

Après la deuxième guerre mondiale, le Fond Forestier National (FFN), permettait de boiser les terres délaissées par l’agriculture. Nombreux sont les plantations de douglas, pins laricio, épicéas et groupements forestiers actuels ayant cette origine. La dynamique naturelle à fait le reste. Le Parc des Monts d’Ardèche est aujourd’hui l’un des plus boisés de France.

Mission suivie par

François Chifflet

- Chargé de mission

Forêt

Parc naturel régional des Monts d'Ardèche

07380

Jaujac


Tél. : 04.75.36.38.93

- Portable : 06.19.21.67.83