La Charte d’un Parc naturel régional a valeur de contrat. Elle détermine, pour douze ans, les orientations et actions de protection, de mise en valeur et de développement pour le territoire.

Elle exprime la volonté des signataires et partenaires de travailler ensemble, sur des objectifs partagés, afin d’assurer un développement cohérent et concerté du territoire.

Les différents signataires, collectivités et État, s’engagent à respecter ou faire respecter ces objectifs et à tout faire pour les mettre en œuvre, dans le respect de leurs compétences juridiques propres.

L’adhésion à une Charte de Parc ne se réduit pas à un simple engagement moral. Elle relève d’abord d’un acte libre et réfléchi, puis de la conviction de devoir dépasser l’échelle de la commune ou de l’intercommunalité pour répondre à des enjeux de territoire.

La charte II (2013-2025)

Zoom sur le nouveau périmètre

D’avril à juillet, les communes étaient appelées à délibérer sur leur adhésion au Parc. Elles étaient 132 pour la première charte (2001/2012) et sont désormais 145 à s’engager pour 12 ans dans la seconde charte du Parc. De Nozières, au nord à Malbosc à la pointe sud et du Monastier-sur-Gazeille à l’ouest à Saint-Cierge-la-Serre à l’est, le territoire s’élargit de manière mesurée et gagne en cohérence en intégrant notamment le massif du Mézenc.

Le Parc compte désormais 3 nouvelles communes des Boutières, « l’enclave » du Cheylard se réduit ainsi de moitié. Toutefois, 9 communes ont fait le choix de sortir du Parc. La majorité d’entre elles était intégrée de manière parcellaire et située en bordure du Parc lors de la première charte.
Ouverture à la Haute-Loire

Le Parc accueille 7 communes de la Haute-Loire et devient ainsi bi-départemental et bi-régional avec l’Auvergne. L’intégration de l’espace altiligérien du Mézenc apporte une cohérence paysagère et socio-économique, avec notamment le périmètre de l’AOC fin-gras du Mézenc. Il forme ainsi un ensemble « Mézenc-Gerbier », haut lieu patrimonial connu et reconnu pour ses paysages volcaniques, son savoir-faire agricole, ses fermes monumentales et son patrimoine naturel.
A l’orée du Parc

Le Parc compte 2 villes portes : Aubenas et Privas et entretient des relations privilégiées avec ces communes urbaines de proximité (accueil de scolaires, information touristique, sensibilisation des habitants,…).

Liste des nouvelles communes entrantes :

Accons, Chambonas, Chaudeyrolles, Fay-sur-Lignon, Freyssenet-la-Cuche, Labatie-d’Andaure, Lablachère, Le Monastier-sur-Gazeille, Les Estables, Mariac, Mars, Moudeyres, Nozières, Présailles, Saint-Appolinaire-de-Rias, Saint-Cirgues-en-Montagne, Saint-Julien-Labrousse, Usclades et Rieutord.

Liste des communes sortantes :

Chazeaux, Les Assions, Les Salelles, Lyas, Montréal et Saint-Priest.

L’élaboration de la Charte II

Les Parcs naturels régionaux de France s’appuient sur une Charte, véritable ligne de conduite de leurs actions. Dans cette Charte sont inscrits les engagements pris par les collectivités signataires, pour un développement local, social, économique et culturel qui soit respectueux des hommes, de leur environnement et de leurs patrimoines.

Tous les douze ans, les parcs naturels régionaux ont l’obligation de procéder à la révision de leur Charte, afin d’obtenir de l’État le renouvellement de leur classement. Ils doivent justifier de la consultation la plus large de l’ensemble des partenaires intéressés, les habitants étant appelés à s’exprimer lors d’une enquête publique. C’est donc à un exercice de démocratie locale que le Parc naturel régional a convié ses partenaires et la population de son territoire.

Créé en avril 2001, le Parc des Monts d’Ardèche a réactualisé sa Charte en avril 2013.

Évaluation de la Charte 1 et diagnostic du territoire

L’écriture de la nouvelle Charte repose sur une première étape nécessaire de bilan, qui consiste à réaliser :
D’une part, une évaluation de l’application de la Charte : ce qui revient à faire une mise à plat des premières années de travail, à tirer les leçons de la précédente charte et des conditions de sa mise en œuvre.