Un habitat historiquement adapté au territoire

Les villages et hameaux se sont développés en intégrant les contraintes et atouts des Monts d’Ardèche : économes en espace et respectueux des terres vivrières, vigilants face aux rigueurs climatiques, attentifs à la gestion de l’eau dans les périodes de rareté ou d’abondance …

Les constructions ont ainsi pris des formes adaptées à la pente et au climat. Les fermes, hameaux et maisons de villages ont été édifiées avec les matériaux disponibles localement : murs de schiste, grès, granite ou basalte, toitures en lauze, en genêt, en tuiles canal… Si les matériaux diffèrent, les volumes sont toujours restés simples et intégrés dans le paysage.
Pour plus d’informations, se référer aux Cahiers de recommandations architecturales du parc.

Les modes de vie villageois ont conduit à l’aménagement d’espaces publics accueillant au cœur des bourgs et des hameaux.
Témoins des savoir-faire locaux ancestraux, de nombreux éléments de patrimoine bâti contribuent aujourd’hui à l’identité des Monts d’Ardèche : silhouettes villageoises, villages et hameaux regroupés, fermes isolées, calades et murs en pierres sèches…

Un habitat contemporain impactant l’identité du territoire et la biodiversité

Lecaractère remarquable du patrimoine naturel, paysager et urbain des Montsd’Ardèche est reconnu par le classement « Parc naturel régional ». Or,ces dernières dizaines d’années, des évolutions dans les pratiquesd’urbanisation sont venues fortement transformer les paysages des Montsd’Ardèche :

  • étalement urbain autour des centres historiques, dépérissement de certains centre-bourg et espaces publics délaissés, constructions déconnectées de l’identité architecturale locale, etc. ;
  • zones d’activités ou commerciales impactant la qualité des entrées de villes et villages, notamment dans les secteurs de plaine où la pression est plus forte ;
  • consommation d’importantes surfaces de terres agricoles et naturelles ;
  • espaces naturels et biodiversité également impactés par le cloisonnement des espaces.

Certains secteurs du territoire font face à une déprise avec de plus en plus de bâtiments délaissés dans les bourgs et villages.

D’une manière générale, l’étalement urbain représente une charge importante pour les collectivités et pour les habitants (les extensions et l’entretien des réseaux, mais également les coûts induits en termes de déplacements.

Etalement de l’urbanisation dans la vallée du Lignon

L’urbanisme durable, ce n’est pas plus cher

En plus du soin au territoire et aux générations futures, penser « urbanisme durable », c’est favoriser le maintien et l’accueil d’habitants par une gestion économe :

A long terme, des économies d’énergie peuvent être faites, et les coûts de restructuration du tissu urbain au coup par coup, peuvent être réduits grâce à une réflexion globale en amont et à une possible évolution des fonctions des bâtis (logement devenant lieu de travail ou commerce par exemple).

L’association des habitants et des acteurs au préalable permet de répondre aux usages par des projets plus appropriés en évitant la mise en place de structures, de bâtiments ne répondant pas aux besoins (trop grands, trop petits, mal situés, …) et ainsi inutilisés ou sous exploités. Ces réflexions permettent de diminuer les coûts.

Exemple de quartier pensé durablement – Source : Saint-Gineis en Coiron – FAR paysagistes